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mercredi 30 mars 2011

La Corée du Sud montre ses muscles

Le 18 mars 2011 à Washington, les Etats-Unis et leur allié sud coréen se sont entendus sur la vente du porte-avion Kitty-Hawk pour 700 millions de dollars US. En plus de cette acquisition, les Etats-Unis s'engagent à fournir 24 chasseurs F/A-18 pour 1,1 milliards de dollars, ainsi qu'à participer au programme Lockheed Martin F-35 à hauteur de 1,2 milliards de dollars. 
Comme si tout ça n'était pas suffisant, la Corée du Sud annonce l'achat à la Grande-Breatgne 40 hélicoptères Merlin pour environ 2,5 milliards de dollars.
D. B. et L. N.

Vente d'armes entre Taïwan et les Etats-Unis

La Chine s'est toujours opposée à la vente d'armes entre Taïwan et les Etats-Unis. Cependant, comme le révèle le Ministère de la Défense chinois , le Pentagone a décidé de vendre pour 6,4 milliards de dollars d'armes à Taïwan en janvier dernier.

BEIJING, Jan. 10 (Xinhua) -- Opposing United States arms sales to Taiwan has always been China's policy, Chinese Defense Minister Liang Guanglie told reporters in Beijing Monday.
U.S. arms sales to Taiwan, an inalienable part of China, "have jeopardized China's core interests," Liang said when responding to a question concerning possible harm to bilateral military relations future U.S. weapon sales to Taiwan would cause.
Liang made the remarks at a joint press conference with U.S. Defense Secretary Robert Gates.
"We do not want to see such things happening again. We do not want U.S. weapon sales to Taiwan to further damage the relationship between China and the United States and the two nations' armed forces," Liang added.
In Jan. 2010, the Pentagon decided to sell approximately 6.4 billion U.S. dollar of arms to Taiwan. That caused the suspension of some bilateral military exchange programs and the postponing of Gates's planned China trip. 
L. N. 
 

mardi 29 mars 2011

La Thaïlande à la pointe de l’égalité entre les hommes et les femmes

La question des droits de l’Homme est une question récurrente dans nos sociétés, et elle a toujours une importance capitale dans les négociations entre Etats, comme nous avons pu le voir mercredi dernier lors du sommet de l’ANASE à Jakarta. Les pays qui ne les respectent pas sont donc montrés du doigt par le reste de la communauté internationale, comme cela est régulièrement le cas pour la Chine ou encore la Corée du Nord. Cependant, il est tout aussi important de saluer les pays qui prennent en compte de telles questions et cherchent à améliorer les conditions de vie de sa population.
Women senior position
Ainsi, comme le révèle l’International Business Report 2011 de Grant Thornton, la Thaïlande est à la pointe de l’égalité entre les hommes et les femmes. En effet, les femmes occupent actuellement 20% des postes de direction au niveau mondial, contre 24% en 2009. En Thaïlande, ce pourcentage atteint 45%, ce qui n’est pas loin d’une véritable parité.
Nul doute que de tels chiffres, démonstration d’une véritable implication des dirigeants thaïlandais dans la qualité de vie de leurs populations, ne manqueront pas d’attirer de nouveaux investisseurs à la recherche d’équité et d’éthique.
L. N. 

samedi 26 mars 2011

Les petits papiers d’Hillary…

       Vendredi 25 mars au matin un fou rire s’est propagé dans toutes les chancelleries, allant des stagiaires aux ministres, en passant par les diplomates du monde entier.
       En effet, le Département d’Etat américain s’est fendu d’un communiqué pour s’offusquer qu’un « petit papier » diplomatique, sur lequel deux phrases (sans intérêt selon nos informations) étaient inscrites, ait été lu sans permission par certains représentants d’Etats, accusant même un membre du Secrétariat général des Nations Unies. Ces accusations d’espionnage de haut vol se poursuivent par une menace de diminution « franche » des échanges économiques et diplomatiques à l’encontre de la Fédération de Russie si celle-ci ne s’excuse pas.
       Le Département d’Etat a sans doute oublié non pas « le » papier mais les 250 000 câbles diplomatiques étalés dans la presse internationale il y a quelques semaines, issus d’une fuite à l’intérieur des propres services américains. Mais encore plus surprenant au regard du dernier communiqué, on a pu lire qu’Hillary Clinton avait signé en 2009 une directive établie par la CIA sur « la collecte de renseignements humains » par les diplomates de l’Oncle Sam! 
       Ce document, transmis aux missions américaines auprès de l'ONU à New York, Vienne et Rome, ainsi qu'à 33 ambassades et consulats, demande en effet aux diplomates américains d'espionner leurs collègues internationaux aux Nations unies. Les fonctionnaires de l'Organisation, jusqu'aux plus hauts responsables, sont visés. Sont réclamés : leurs "emails, mots de passe Internet et intranet, numéros de cartes bancaires, numéros de cartes de fidélité de compagnies aériennes et plannings de travail ". Pire les diplomates américains ont été encouragés à récupérer des "empreintes digitales, des images du visage, de l'ADN et des scans des iris" de leurs homologues et même du Secrétaire général de l'ONU. Ces révélations n’ont d’ailleurs pas été démenties par l’administration Obama.
       On s’attendait donc pendant un temps  à un peu de modestie et de pondération de la part de la diplomatie américaine après de telles révélations, mais le communiqué de vendredi est venu mêler le rire au grotesque. En effet, les Etats Unis seraient aujourd’hui sous embargo international si l’ensemble des Etats avaient réagi aussi violement. Le monde attend d’ailleurs toujours des excuses publiques telles que réclamées à la Fédération de Russie.

B.H.L

vendredi 25 mars 2011

La Malaisie se fait "Hara Kiri"

Dans un communiqué officiel, récemment publié aux yeux du monde, la Malaisie vient de faire une action pour le moins qualifiable de 'suicidaire', particulièrement au niveau économique.
Le commerce international est un secteur vital pour son économie nationale, en particulier grâce à sa position stratégique sur l'une des routes les plus fréquentées au monde. Négligeant cette position géostratégique et ses intérêts vitaux, la Fédération de Malaisie vient à la stupeur générale de reconnaître Taïwan comme un État souverain : «  M. Najib Razak, Premier Ministre de la Fédération de Malaisie, reconnaît la souveraineté de la République de Chine – Taïwan sur les territoires régulièrement administrés par l'État formosan depuis 1995, et notamment de l'île de Taïwan ». Cette décision va probablement lui coûté extrêmement cher, car il ne fait aucun doute que la République Populaire de Chine n'hésitera pas à riposter économiquement.
Une estimation des répercussions de cette décision est même possible : le ministère du commerce chinois estime que de Janvier à Octobre 2007, le volume des échanges commerciaux entre la RPC et la Malaisie a atteint 37,2 milliards de USD. Le ministère prévoyait même une augmentation des échanges commerciaux bilatéraux, tout en sachant que les investissements mutuels ont depuis fortement progressé. Toujours en 2007, l'investissement de la Malaisie en Chine a dépassé 4,5 milliards de USD.
Sans nul doute que la facture de cette décision s'avèrera 'salée', et aura des conséquences dramatiques sur la prospérité malaisienne.
D.B. et B. H. L.

jeudi 24 mars 2011

Le journaliste nord-coréen qui défie Pyongyang : une lueur d'espoir à son calvaire ?


       Malgré les efforts de Séoul sur la scène internationale pour calmer le jeu dans la péninsule coréenne, les exactions commises par le gouvernement de Kim Jong-Il sur la scène nationale semblent plus alarmantes que jamais.

       Notre contact en Corée du Nord, un journaliste anonyme nous informant en temps réel au péril de sa vie, nous a dressé une seconde fois un portrait extrêmement poignant de la situation de son pays.
       En effet, les provocations répétées de Kim Jung-Il envers les occidentaux ont directement touché l'opinion publique, s'il elle existe, de la Corée du Nord. Car le peuple a conscience qu'il sera le premier à payer le prix d'une guerre : « Nous ne sommes pas dupes. Même avec l'arme atomique ce sont les citoyens qui seront les premiers à périr ». Craignant ainsi pour leur vie et pour leur avenir, de courageux citoyens sont descendus dans la rue ces trois derniers jours pour manifester leur inquiétude et leur opposition au régime. Les revendications des manifestants sont simples : le respect des Droits de l'Homme, plus de nourriture ainsi qu'un accès plus facile aux médicaments.
       Mais malheureusement la réaction du régime ne s'est pas fait attendre. Une purge violente et terrifiante a été réalisée par les forces de l'ordre, conduisant à l'arrestation de près de 600 personnes. Or de nombreuses exactions auraient été perpétrées à ce moment-là. En effet selon des témoins, « Une femme enceinte a été battue à mort sur la place publique par la police d'État et le régime n'a pas hésité une seule seconde à tirer sur ses enfants. »
       Notre confrère, au pied du mur, réclame plus que jamais l'aide des démocraties occidentales. À l'instar de ce que connaît la Libye en ce moment, il exhorte les puissances occidentales à cesser d'être spectatrices de la détresse d'un peuple et à dépasser le stade des simples discours de condamnation.
H. B. de la B.

mercredi 23 mars 2011

La diplomatie française brille par son inexistence

Dans un article du 23 mars, le Canard Enchainé revient sur diplomatie française qu'elle qualifie d'irresponsable. 
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       La République Française a encore brillé par son absence à la commission d’enquête internationale sur les tirs de missiles en mer de Chine. Pourtant, le Secrétariat des Nations Unies certifie avoir contacté les représentants français pour y participer. 
       L’attitude de boycott de la France est d’autant plus contradictoire qu’elle s’est montrée extrêmement virulente la semaine dernière lors du Conseil de Sécurité des Nations-Unies. Ainsi, elle a exigé que la commission d’enquête soit composée des membres permanents du Conseil de Sécurité des Nations Unies et du Brésil, à l’exception du Royaume-Uni qui a volontairement décidé de ne pas faire partie de cette commission. Elle a fini sa déclaration par « c'est ça ou le veto ». L'inclusion du Brésil dans cette commission est une priorité pour la France, qui fait passer la collaboration entre les deux pays au premier plan, au risque de la décrédibiliser. 
       Cette attitude hautaine, qui vise à imposer ses vues aux Nations Unies, en menaçant d'user de son droit de veto nous interroge sur la nouvelle politique étrangère française. Jusqu'à quand la France continuera-t-elle d’être aussi irresponsable ?
T. J.

mardi 22 mars 2011

'Le splendide isolement' a-t-il encore un sens ?

Alors que la crise des missiles bat son plein, la stratégie britannique est pour le moins déconcertante. En effet, membre permanente du Conseil de Sécurité, et donc disposant du droit de veto, elle doit de par ce privilège participer activement à la mission qu'implique cette responsabilité. Pourtant, le silence assourdissant de la Grande-Bretagne questionne et inquiète, dans l'ensemble des chancelleries du monde. 
Comment se fait-il qu'une puissance telle que la Grande-Bretagne demande volontairement à ne pas participer à cette enquête internationale ? En effet, lors des deux derniers conseils de sécurité destinés à la création d'une commission d'enquête sur l'origine des tirs de missiles, elle a insisté par souci de neutralité, du fait de ces liens potentiels avec la Lloyds, à ne pas participer à cette commission d'enquête. 
Dans le même temps, des puissances comme la France et le Brésil ont défendu avec beaucoup de vigueur leur participation à cette commission. Cet étrange manque d'ambition britannique étonne surtout dans un contexte de baisse d'influence des puissances occidentales. La Grande-Bretagne aurait-elle totalement renoncé à toutes ses ambitions pour passer le flambeau à d'autres puissances bien plus volontaires et impliquées ?
D. B.

dimanche 20 mars 2011

Xanthios : les langues se délient

Dans un article du 19 mars, le South Africa Post nous dévoile quelques informations non-officielles issues d’une source interne à l’enquête brésilienne sur le navire Xanthios. 

Selon des sources proches de l’enquête sur le navire Xanthios, le dernier des forcenés qui était blessé est actuellement dans le coma à Manille. Son pronostique vital est toujours engagé, même si les médecins sont confiants.
Il semblerait que la commission d’enquête a d’ores et déjà réussi à déterminer l’identité du navire, la nationalité d’au moins un des forcenés ainsi que des informations concernant la provenance du missile (numéro de série). Ces dernières ont été transmises aux autorités russes.
Cependant, certains éléments restent encore obscurs, comme le fait que le 3e missile présent sur le navire n’ait pas été lancé. Nous en saurons certainement d’avantage après la présentation du rapport officiel ce lundi.
S. J.

samedi 19 mars 2011

Le journaliste britannique détenu aux Philippines enfin libéré.

Mercredi 16 mars dernier, le Secrétaire d'état anglais des Affaires Etrangères, M. William Hague, et le Président philippin, M. Benigno Aquino III,  ont annoncé la libération du journaliste britannique M. Thomas Jouaville. Ce dernier était retenu en otage dans la jungle philippine par Al-Qaïda au Califat d'Asie du Sud-Est, et ce depuis quatre semaines. Cette libération se fît grâce à une collaboration étroite entre les troupes britanniques et philippines. Des navires de guerre avait été aperçus dans la mer de Sulu, faisant partie des eaux territoriales philippines, en fin de semaine dernière. Les bruits de couloir annonçant une intervention imminente contre les terroristes islamistes se sont donc concrétisés.
Toute la rédaction s'associe afin de souhaiter un bon retour à la vie normale à notre confrère.

T.J. Jr

jeudi 17 mars 2011

Renault : escroquerie sur fond de menace bien réelle.

Le président de Renault, ce mardi 15 mars, a annoncé renoncer à son bonus de fin d’année après les dernières révélations qui innocenteraient les trois cadres licenciés il y a quelque mois pour une affaire d’espionnage industriel. L’affaire prend la tournure d’une manipulation de la part de l’enquêteur privé engagé par Renault pour près de 250.000 euros.
Si les dirigeants du célèbre groupe automobile français ont pu se faire berner aussi facilement, c’est parce que la Chine continentale est de manière bien connue la championne du retro-ingeniering (désosser un produit pour pouvoir le reproduire à l’identique, à moindre coût bien sur), du piratage informatique et de l’espionnage industriel. En effet la RPC a soif de croissance et de technologies pour s’affirmer sur la scène internationale et tous les moyens sont bons pour obtenir ce résultat.
Ainsi ce scandale dans le scandale ne doit pas faire oublier la menace d’espionnage qui pèse sur tous les industriels qui utilisent des hautes technologies.
M.F.

mercredi 16 mars 2011

De la part de la rédaction, Mea Culpa.

La rédaction du Panier de Crabes souhaite réitérer son message d’hier : le Minjindang ne doit pas cacher ses incohérences en s’attaquant à la presse.

Après une étude approfondie de la Constitution de la République de Chine, la rédaction reconnait son erreur. Le Yuan judiciaire est effectivement une institution indépendante du gouvernement.
Il n’empêche que le nouveau président a nommé à la tête de l’organe suprême de la justice taïwanaise un membre du Tailian, M. Huan Kun-fei, qui est maintenant chargé d’interpréter la Constitution et qui a également le pouvoir d'unifier les interprétations des lois et des décrets, selon les articles 77 et 78 de la Constitution de la République de Chine. Les conséquences de cette nomination, même si M. Huan Kun-fei n’est donc pas au sein même du gouvernement, restent les mêmes. Le Minjindang, même s’il ne faut pas oublier qu’ils ne sont au pouvoir que depuis une semaine, ne semblent avoir aucune ligne politique claire et définie. Et ce n’est pas ce genre de demi-décision qui prouve le contraire à la population taïwanaise, dubitative devant tant de désordre.
Le Tailian reste trahi dans les promesses que le Minjindang lui avait faites avant les élections, et la République Populaire de Chine ainsi que le Kuomintang devraient se méfier si, après à peine une semaine au pouvoir, le Minjindang cherche déjà à contourner les accords conclus afin de sortir de l’état d’urgence.


Et enfin, en ce qui concerne le « manque de recul » de la presse : ce n’est pas parce que les politiciens n’arrivent pas à se décider quant à une ligne politique claire à adopter que la presse ne se doit pas d’être l’écho des inquiétudes fondées des populations quant à leur avenir, bien incertain. Pour éviter de nouvelles « méprises », la rédaction décide de ne plus rapporter les propos du Minjindang tant que ceux-ci ne seront pas dignes d’intérêt du fait de leur manque profond de cohérence.
La rédaction tient tout de même à saluer la rapide maitrise du langage des politiciens par le Minjindang en si peu de temps, et comme le dit le proverbe, les promesses n’engagent que ceux qui y croient.
L. N.

mardi 15 mars 2011

Inquiétudes sur le sort d'un journaliste britannique retenu aux Philippines

Cela fait quatre semaines  que notre confrère et ami Thomas Jouaville a été enlevé par Al-Qaïda au Califat d'Asie du Sud-Est. Nous sommes toujours sans nouvelle de lui suite à la vidéo le montrant en détention, et relayée par tous les médias.
Sans nouveaux éléments pour étayer le fait qu'il soit toujours en vie, nous nous interrogeons sur sa santé et ne sommes pas les seuls. En effet, sa famille et le comité de soutien qu'elle a créé sont affligés de ne pas avoir de nouvelles. A quoi ont donc servi les manœuvres de la flotte britannique au large des Philippines ces derniers temps ? Ce silence suspect de l'amirauté et du gouvernement britanniques nous laissent à penser que les tentatives pour libérer Thomas Jouaville se sont soit soldées par un échec, soit sont des aveux d'impuissance. L'ensemble de la rédaction reste mobilisé afin de tout mettre en œuvre pour le sauver.
T. J. Jr

Jeu trouble au Minjindang

Encore une fois, probablement pour des raisons de facilité mais surtout en raison d'un manque de cohérence politique, le Minjindang n'a trouvé aucun autre moyen pour masquer ses incohérences que de s'attaquer à la presse. Ainsi, son attitude est pour le moins étrange : dans un récent communiqué publié par le parti taïwanais, celui-ci s'attaque à la véracité des propos relayés par la presse. Mais a-t-elle vraiment tort ? 
La signature d'un accord avec le Kuomintang, qui devait évincer le Tailian du gouvernement, a été le fait des hautes instances du parti. Cependant, quelques jours plus tard, ce même parti annonce la nomination dans le gouvernement d'un membre du Tailian, M. Huan Kun-fei, au poste de Président du Yuan judiciaire. Curieuse attitude, alors que les tensions auraient besoin d'être apaisées par des décisions politiques fortes et claires.
Ce n'est pas tout : ils annoncent également avoir abandonné leur politique belliqueuse. Pourtant des doutes planent sur l'implication du Minjindang dans le tir de missile qui a été intercepté par les autorités chinoises le 10 mars dernier.
Cette stratégie de recherche d'un coupable, en l’occurrence la presse, ne peut en aucun cas être utilisée pour masquer les incohérences et les cruelles contradictions des dirigeants du Minjindang.
D. B.

Des premières découvertes bien peu satisfaisantes.

La catastrophe au Japon, bien que dramatique, ne doit pas faire oublier la situation critique autour du détroit de Formose depuis le tir de deux missiles. En effet, les origines et le (ou les), commanditaire(s), tout comme les motivations de ces tirs, restent flous. Bien des États se sont empressés de démentir ce qui pourrait lever tout soupçon quant à leur possible implication.
De plus, grâce aux multiples radars braqués sur la zone, il semblerait que les accusations convergent vers le bateau de commerce "Venture", battant pavillon panaméen. Il est depuis activement recherché, afin d’obtenir des informations sur le bateau et interroger son équipage. Cette découverte bien peu satisfaisante augure d'une enquête longue et difficile pour la commission d'enquête mise en place par l'Organisation des Nations Unies.
Pourtant celle-ci est condamnée à aboutir au risque de voir un État prendre les devants et décider de ce faire justice lui-même, ce qui aurait des conséquences cataclysmiques au vue des forces en présence dans la région.
L’ONU sera-t-elle à la hauteur de la raison à l'origine de sa création : parvenir à éviter une nouvelle guerre mondiale ?
                                                                                                                                                        D.B.

dimanche 13 mars 2011

Chine : la liberté de la presse encore une fois menacée par la censure

Depuis plusieurs semaines, les appels à manifester se multiplient en République Populaire de Chine. Cependant, l’interdiction faite aux journalistes étrangers de couvrir les manifestations inspirées de la « Révolte du Jasmin », ainsi que la censure constamment exercée dans le pays nous rappellent que la liberté d’expression est loin d’être acquise dans la deuxième puissance économique mondiale.


Pékin accuse les journalistes occidentaux d’ « inventer »
Source : EPA
« Certains recherchent la gloire et essaient de causer des troubles en Chine » a affirmé jeudi dernier une porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois, Mme jiang Yu, lors d’une conférence de presse houleuse.
Cette conférence de presse a eu lieu alors que mercredi et jeudi des journalistes de l’Associated Press, de l’Agence France Presse et de nombreux autres médias ont été convoqués à des rencontres filmées avec les policiers de Pékin. Lors de ces « rencontres », les reporters ont ainsi été informés que s’ils couvraient les manifestations inspirées des évènements au Moyen-Orient sans respecter les règles (demande d’autorisation, interdiction de fréquenter le secteur de la rue commerciale Wangfujing, au centre de Pékin, et un secteur près de la place du Peuple, à Shanghai), ils seraient passibles de sanctions, à savoir la confiscation de leur permis de travail en Chine, voire l’expulsion. Le gouvernement s’en prend à ces correspondants étrangers car ce sont les seuls à même de rapporter de telles manifestations si elles avaient lieu, la presse chinoise étant muselée par la censure.
Cet avertissement témoigne clairement de la nervosité des autorités chinoises face aux appels lancés en ligne pour la tenue de manifestations tous les dimanches.

La presse chinoise «harmonise» la contestation égyptienne
A l'exemple de  nombreux pays qui procèdent  à l'évacuation de leurs ressortissants d'Egypte, la Chine a d'ores et déjà rapatrié 480 ressortissants dans la nuit du 31 janvier. Ces rapatriés ont fait la une des journaux le 1er février en Chine, assis sur leurs bagages dans l’aéroport du Caire, drapeaux rouge de la République populaire de Chine à la main. Plusieurs reportages ont ainsi fait état du manque de combustible et de nourriture des ressortissants chinois bloqués en Egypte.
Les photos des manifestations, en revanche, ont disparu. L’accent étant mis désormais sur « l’appel au calme » et la «reconstruction de l’économie ». Un « défi » selon le moteur de recherche Baidu qui évoque notamment « l’enjeu stratégique » pour le pétrole et le commerce que représente le canal de Suez. C’est le Huan Qiu Shi Bao, le journal des Nouvelles du Monde qui a donné le ton lundi : « Les Occidentaux tentent d’infléchir la direction prise par l’Egypte ».
L. N.

samedi 12 mars 2011

Le séisme, l’occasion du rapprochement entre Japon et Russie.

Le président Russe a fait part de son soutient au premier ministre japonais Naoto Kan suite au violent séisme qui a touché le Japon. Le premier ministre japonais a quant lui fait savoir qu’il acceptera toutes les aides étrangères. Un modus operandi a d’ores et déjà été défini avec les autorités américaines.
Après les âpres négociations portant sur les îles Kouriles du Sud, l’envoie de secours russes apparaît comme un moyen bien venu d’apaiser les tensions entre les deux pays.
S.J

Première estimation des conséquences économiques du séisme

L’économie mondiale est fortement affectée par la situation de plus en plus dramatique en Libye et le développement des manifestations en Arabie-Saoudite. Après le dramatique séisme qui a touché le Japon on peut craindre un effet économique cumulatif des deux phénomènes. 
Maelstrom au large des côtes japonaises suite au séisme.
Aperçu des marchés financiers après la catastrophe.
Lors de la séance d’aujourd’hui, l’indice nikkei de la bourse de Tokyo a terminé en baisse de 1, 72%. La bourse de Paris s’est repliée de 1% à 3921 points.
Le yens a quant à lui fortement chuté face aux huit principales devises. . Effet paradoxale du séisme, malgré les tensions aux Moyen-Orient le prix du baril de Brent a baissé de près de 2 dollars.
Contrairement a ce que l’on pouvait craindre l’impact économique reste pour l’heure relativement faible.

Les assurances premières victimes.
Le premier assureur mondial Munich Re a chuté de 4,7% alors que le groupe Allianz a perdu 1,91%. Le réassureur suisse Swiss Re a perdu 8,5%.

Un bilan encore difficile à établir.
D’après l’économiste Nouriel Roubbini , il s’agit pour le Japon « du pire événement survenant au pire moment » . En effet, le ministre japonais de l’économie a récemment lancé un vaste programme afin réduire le déficit du pays qui est supérieur à 10%.
Suite au séisme et au Tsunami de vastes pans de l’industrie japonaise ont été détruits. Avec la rupture des conduites de gaz et les incendies dans les raffineries de pétrole, la production japonaise est temporairement stoppée.

Certains économistes de renom ont une lecture plus optimiste de la situation. Par exemple, Lawrence Summer, professeur émérite à Harvard et ancien directeur du conseil économique national de la maison blanche y voit une opportunité pour le Japon de sortir de la crise.  Après le séisme de Kobe en 1995, le Japon a connu une croissance économique grâce au processus de reconstruction.
Lawrence Summer émet toutefois une limite: le rôle de la Banque centrale du Japon sera de stabiliser la balance des échanges en émettant de la monnaie ce qui risque encore d’accroitre l’inflation du pays. 

Pour d’avantage de détails:
 - Voir l’article paru dans le Financial Post The worst thing at the worst time for japanease economy: Roubini, http://www.financialpost.com/news/Quake+worst+thing+worst+time+Japanese+economy+Roubini/4422850/story.html
- L’interview de Larry Summer sur la chaîne CNBC http://www.cnbc.com/id/15840232?play=1&video=1837577735
 - L’article sur l’économie japonaise publié sur la FDV
  
S.J

jeudi 10 mars 2011

Un peu de cohérence, Messieurs les chefs d’Etat !

Ceci s’adresse tout d’abord à vous M. Sarkozy, chef de l’Etat français qui se réclame patrie des droits de l’homme. Que vous prend-il de lancer la rumeur d’un coup d’état communiste en République de Chine, alors même que les partis de ce pays font ce qu’ils peuvent pour trouver une solution pacifique à leur problème ? Ou peut-être envisagez-vous de proposer une nouvelle fois, à travers l’un des membres de votre gouvernement, d’exporter le savoir-faire français en matière de répression policière, moyen certes le plus efficace pour faire taire toute demande populaire ? M. Sarkozy, respectez le principe international de non-ingérence, et occupez-vous d’abord de votre propre population, qui en aurait bien besoin aux vues des récents sondages.
Quant à vous, messieurs les membres du Minjindang, parti des soi-disant indépendantistes taïwanais. Les valeurs ou le pouvoir, telle est la question ! En signant hier cet accord avec le Kuomintang, en renonçant à l’indépendance de votre île et à obtenir un siège à l’ONU et à l’ANASE, que faîtes-vous de vos électeurs ? Et encore plus important,  que faîtes-vous du Taillan, à qui vous aviez promis des  ministères afin d’être élus, avant de tout bonnement les trahir ? Maintenant que vous êtes au pouvoir, ne craignez-vous pas que toutes ces personnes que vous avez profondément déçues ne se retournent contre vous ?
Et enfin, d’une manière plus générale : messieurs les chefs d’Etats, vous refusez à nos confrères journalistes d’assister à vos réunions officielles, ou vous ne répondez à nos questions qu’avec une langue de bois qui caractérisent de manière récurrente les hommes politiques de votre statut. Nous n’avons aucun intérêt dans la région, et notre seul objectif est l’information de tous.
L. N.

La politique internationale brésilienne négligée par le gouvernement de Dilma Rousseff ?

Maladresse dans l'organisation et ambiguïté dans le discours, le bilan du Brésil à la présidence du Conseil de Sécurité des Nations Unies reste mitigé.

            Alors que Mr Lula, l'ancien chef de l’État brésilien, passait une grande partie de son temps à l’étranger et portait une plus grande attention à la gestion des affaires étrangères brésiliennes, on peut se demander si le nouveau gouvernement de Dilma Rousseff sera à la hauteur des acquis de cette période.
            Or, il semblerait qu'en plus d'une présence très discrète sur la scène internationale, leur rôle et leurs résultats à la présidence du conseil de sécurité soient relativement mitigés. « L'organisation des débats nous a dépassés dès le premier jour » reconnaît un officiel brésilien. En plus d'un jeu trouble au niveau diplomatique, on dénote également une négociation maladroite pour priser une place de membre permanent au conseil de sécurité de l’ONU.
            Mais c'est peut être la manière de gérer les négociations tenues au conseil de sécurité de l'ONU qui est la plus révélatrice de l'incapacité de ce pays à asseoir une position forte sur la scène internationale. En effet, comme l'explique un membre des Nations unies « répondre dans l'urgence à une situation de ce type, est un art diplomatique que toute nation ne maîtrise pas forcément ». Plus caustique encore, un membre de la délégation permanente de la République française à l'ONU affirme qu'« ils n’ont servi à rien ». Il est vrai que les actions menées durant cette présidence sont loin d’avoir permis une avancée dans le règlement des questions débattues, mais cela dénote peut-être simplement un manque d’expérience de ce pays dans les arcanes de la négociation internationale. Ainsi, se contenter de mettre en garde systématiquement ses partenaires diplomatiques contre une ingérence étrangère peut s'avérer un peu simpliste. Tout comme le fait d'avoir pour axe de négociation de simplement souhaiter une intensification de la coopération entre les États.
            Malgré les efforts considérables de Celso Amorim, le ministre des Affaires étrangères brésilien, pour maintenir son pays dans la position favorable acquise par Lula, on déplore cependant une forte dégradation de la réputation diplomatique de ce pays, notamment en raison des récents agissements du directeur de la représentation permanente du Brésil à l’ONU. En effet, ce dernier aurait ouvertement hué une représentante onusienne lors de la journée de la femme. La présidence de la république brésilienne envisagerait même un renvoi de son fonctionnaire si les accusations de sexisme portées à son encontre aboutissaient à une plainte officielle du secrétariat de l'ONU.
            C'est pourquoi, face à ces événements improductifs, les premiers résultats de la prise de fonction de la Chine à la présidence du conseil de sécurité sont attendus avec impatience. Et à l'ONU, on espère sincèrement que ce changement redynamisera les débats.
Y. B.

mercredi 9 mars 2011

La revanche des femmes japonaises

Izanami, déesse du Panthéon japonais.

       Cette journée de la femme restera marquée par la nomination d’une femme, Junko Nakagawa à la tête de la première société financière du Japon, Nomura. Cet événement est d’autant plus exceptionnel que comme le souligne Azuma Ohno responsable au Crédit Suisse à Tokyo:  « Il est rare qu'une institution financière japonaise accorde ce type de promotion à une femme  ». Malgré des avancés, le chemin vers l’égalité homme/femme au Japon reste long…
       Le Japon connaît un vieillissement très important de sa population associé à une vague massive de départ à la retraite. Ainsi selon le journal les Echos « les 66 millions d’actifs seront 10 millions de moins d’ici à 2030 ». Ce problème est accru par le fait que le marché du travail japonais reste fermé à la main-d’œuvre étrangère.
       La loi de 1985 a constitué un premier pas afin d’offrir plus d’opportunités de carrière aux femmes. Pourtant la déception a été grande car le monde du travail au Japon demeure un univers masculin. Les hommes y assument les postes de direction et les postes commerciaux tandis que les femmes restent limitées aux emplois administratifs.
       Le constat est inégal suivant les différents secteurs d’activités: les femmes occupant des postes à responsabilités sont 56,4% dans les organisations internationales alors qu’elles sont seulement 9,8% dans le secteur privé.

Une domination intériorisée.
       Le premier responsable de l’inégalité de carrière entre homme et femmes au Japon doit être trouvé dans l’éducation. Selon beaucoup de femmes japonaises, « une place de présidente n’est pas pour elle ». Elles perçoivent leur rôle dans la société d’avantage dans l’entretien de la maison et l’éducation des enfants. Ainsi on estime que seulement 60% des femmes japonaises exercent un emploi.
        Du fait de sa société conservatrice, le Japon a un taux très faible de crèches et de maternités. Outre la discrimination à l’embauche des jeunes mères, on comprend donc comment les femmes japonaises sont découragées dans la recherche d’un emploi.   
  
« Un plan quinquennal pour bousculer les mentalités ».
       La mise en place d’un programme entre 2010 et 2015 doit permettre de faire parvenir 30% de femmes aux postes à responsabilités d’ici 2020. Cependant l’objectif semble difficile à atteindre car une proportion importante de cadres japonais restent opposés à l’arrivée des femmes aux postes à responsabilités.
       Le parti démocrate japonais (PDJ) a été élu sur la promesse de mettre en œuvre une vrai politique familiale. Le programme de campagne prévoyait une allocation mensuelle de 26000 yens (215 euros) par enfants et par mois. Le projet a cependant été ajourné avec la crise financière. On constate de plus que la fiscalité japonaise décourage encore l’exercice d’un emploi à temps plein pour les femmes puisqu’un dégrèvement d’impôt est prévu pour les femmes mariées dont le revenu est inférieur à  1 300 000 yens par mois.
       Le problème de l’égalité entre homme et femme dans le travail en japon est influencé par des facteurs similaires à ceux qui peuvent rentrer en ligne de compte dans les sociétés occidentales comme par exemple l’éducation, la garde des enfants et le sentiment de rivalité véhiculé par les hommes. Ces facteurs sont amplifiés dans les pays d’Asie orientale qui restent encore fortement marqués par la tradition. Le défi à relevé pour les pays comme la Chine, le Japon, la Corée du Sud est donc de concilier l’héritage confucéen avec la volonté croissante d’émancipation des femmes.

Pour en savoir plus:
- Pour la situation des femmes en Corée du Sud, voir l’article paru sur le site Aujourd’hui Corée, « En Corée l’adultère peut toujours conduire en prison »,  http://coree.aujourdhuilemonde.com/en-coree-ladultere-peut-toujours-conduire-en-prison, et l’article « évolution des mœurs que veulent les femmes » http://encoreedusud.blogspot.com/2010/10/evolution-des-murs-que-veulent-les.html
- Pour la situation des femmes au Japon « Japon, le chemin de croix des femmes actives » http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/dossier/300414921.htm
- Enfin pour celle des femmes chinoise voir l’article militant « la femme en Chine » http://www.fraternet.com/femmes/art6.htm
S. J.

Découverte de pétrole dans l’archipel des îles Spratleys.

Il y a du pétrole au Sud avec les champ de Maharaja Lela et celui de Jamalulalam, exploités par le richissime Sultanat de Bruneï, il y en avait à l’Est en territoire philippin avec le champ de Malampaya. C’est désormais certain, il y en a au beau milieu de l’archipel des Spratleys. 
En effet, les conclusions du China Geological Survey confirme la présence massive de pétrole et de gaz naturel dans la zone. Cette découverte dans l’un des endroits les plus disputé et un des principaux point de crispation entre les pays de la région du Sud Est. Nul doute que cette découverte, aura de lourdes conséquences au niveau de la réactivation des revendications des pays se disputant la souveraineté sur ces îles.
D. B.

mardi 8 mars 2011

La fin du cauchemar vert pour M. Jouaville

Une opération spéciale serait en cours de préparation, avec la coopération SAS, les services spéciaux britanniques et les forces spéciales philippines du SOCOM. Selon des rumeurs ces deux pays seraient en train de monter une opération contre les ravisseurs du journaliste Thomas Jouaville. Cette opération va-t-elle permettre le retour son confrère parmi nous ? Le monde du journalisme l'espère.
D. B.

La Royal Navy au large des Philippines

Des manœuvres de bâtiments militaires britanniques et philippins aurait été aperçues au large des côtes philippines, ce qui soulèvent de nombreuses questions. Ces manœuvres s'inscrivent-elles dans une coopération militaire contre la piraterie dans les eaux philippines entre les deux pays ou cela annonce-t-il une future coopération militaire approfondie entre ces deux pays au niveau de la défense.
D. B.

Et si le Kuomintang avait raison ?

La passation de pouvoir, prévue dans le processus démocratique taïwanais, aurait du avoir lieu le 2 Mars. Pourtant, depuis bientôt une semaine, le silence assourdissant du Mindjindang plonge bien des observateurs dans de profonds questionnements. Mais qu’attend le Mindjintang pour réagir et réclamer son dû ? L’état d’urgence mis en place par le Kuomintang semble néanmoins bien légitime, d’une part en raison de la présence de la Navy au large de ses côtes qui fait peser une menace sur son territoire, et d’autre part l’absence de manifestations de la population taïwanaise durant cette semaine, qui semble donc refléter une acceptation tacite de la situation. Le Kuomintang parait ainsi être conforté dans son choix à la fois par sa population, et par le contexte international tendu.
D. B.

lundi 7 mars 2011

Un possible changement des positions diplomatiques japonaises.

       Mercredi 16 février 2011, le porte-parole du gouvernement japonais, Yuki Edano, a annoncé la révision des programmes scolaires japonais. Cette révision implique la reconnaissance du passé colonial japonais en Asie de l’Est, de la fin du XIXème siècle à la défaite finale du Japon en 1945 qui marque la fin de l’expansionnisme militaire japonais. Cette volonté japonaise de renouer avec ses anciennes colonies (Corée, Chine, Taïwan, …) et avec ses anciens adversaires (Russie) témoigne de l’aveu d’impuissance du Japon au niveau diplomatique, voire même reconnaît et justifie les revendications territoriales de ces derniers sur les territoires japonais contestés.
       En ce qui concerne la République Populaire de Chine et la République de Chine, ces territoires japonais contestés sont les îles Diaoyu en chinois, ou Senkaku en japonais, archipel renfermant des réserves de gaz non-négligeables. Le Japon, quant à lui, conteste jusqu’à aujourd’hui la souveraineté sud-coréenne sur les rochers Liancourt, ainsi que la souveraineté russe sur les Kouriles du Sud.
       La posture de M. Edano, qui consiste donc à modifier les programmes scolaires et à tendre la main à ses anciennes colonies, montre un changement majeur, car cela va à l’encontre de ces positions diplomatiques officielles.
       Il est en effet important de rappeler que la colonisation japonaise sur la Corée, sur l’île de Formose (Taïwan) et sur les îles Senkaku/Diaoyu a commencé avec le traité de Shimonoseki, mettant fin à la guerre sino-japonaise de 1894-1895. L’impérialisme japonais dans la région a continué avec la conquête de la Mandchourie (Nord-Est de la Chine) en 1931, et avec la guerre de Shanghaï en 1932. L’affrontement final avec la Chine a lieu de 1937 à 1945, date à laquelle, le Japon, défait militairement à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, évacue ses colonies et renonce à la plupart de ses prétentions sur celles-ci.
       Inutile de mentionner que l’intervention du premier ministre japonais, M. Naoto Kan, à la tribune des Nation-Unies, ce 9 Mars 2011, est très attendue pour préciser les positions de son pays suite aux déclarations du porte-parole de son gouvernement.
T. J. Jr.

Le rapprochement Vietnamo-malaisien autour des îles Spratleys

Le 15 février 2011 a eu lieu une rencontre bilatérale entre le Vietnam et la Malaisie visant à faire le point sur l’état des relations entre les deux pays. Rapidement, les discussions abordèrent le problème de la souveraineté et des revendications territoriales des deux Etats sur certaines des îles composant l’archipel des Spratleys. Il semblerait qu’un accord tacite se soit instauré au niveau de la reconnaissance mutuelle de leurs souverainetés sur les îles qu‘ils occupent aujourd‘hui. Une baisse des tensions entre ces deux Etats augure-t-elle une accalmie généralisée dans la région ou une réorientation de l’appétit de chacun ? Une donnée importante est venue complexifier la résolution de ce conflit : la récente découverte d’hydrocarbures dans la région.
D. B.

jeudi 3 mars 2011

Le néo-juche d’un côté, les ventes d’armes de l’autre.

     Plusieurs câbles diplomatiques américains, publiés par WikiLeaks le 28 novembre, s’inquiètent de la nature de certains échanges commerciaux entre l’Iran et la Chine, et appellent Pékin à contrôler davantage les activités des entreprises chinoises.
     Déjà sous Condoleeza Rice la diplomatie américaine avait demandé à la Chine de mieux contrôler ce genre de transaction. Malgré cette demande, les mêmes transactions se sont reproduites en février 2010.
      C’est alors au tour d’Hillary Clinton  de s’inquiéter des exportations de certaines entreprises chinoises à destination de Téhéran et servant de plate-forme logistique aux ventes d’armes de son voisin nord-coréen. Ces échanges s’inscrivent dans le cadre du programme de missiles balistiques iranien. De ce fait, les États-Unis ont encouragé une nouvelle fois la Chine « à prendre les mesures nécessaires » afin d’éviter de tels échanges.

L’acteur iranien

     De plus le New York Times évoque un télégramme (non publié à la demande de l’administration Obama) des services de renseignements américains certifiant que la Corée du Nord a fourni à l’Iran une version améliorée du missile R-27 russe (code de l’OTAN : SS-N6), appelé BM-25. Cet engin, ayant une portée de 3000 à 4000 kilomètres, met Moscou et Berlin à porter de tir de Téhéran.
     L’obtention de cette technologie va permettre à l’Iran de l’améliorer, ce qui inquiète les autorités israéliennes et américaines. Ainsi, selon ces dernières, des tests de ces missiles BM-25 « Musudan » auraient déjà été effectués sur la base d’Iman Ali, près de Khorramabad, dans l’ouest de l’Iran


D. B.

mercredi 2 mars 2011

Les Philippines traversent une zone de turbulences.

Les Philippines

Le 15 février 2011 se sont tenus à Oslo des pourparlers entre le pouvoir philippin et le Front Démocratique National, vitrine politique du parti communiste qui est interdit dans l’archipel. Le 13 février dernier, la Nouvelle Armée du Peuple, la branche armée du parti qui mène une sanglante insurrection depuis 1969, a proclamé une semaine de trêve, le temps que dureront les négociations.
En parallèle de ces négociations une opération sur l’île de Mindanao, menée par l’armée philippine et appuyée par des soldats américains, a permis la destruction et la capture de membres du Front Islamique de Libération Moro. Face a ces éléments internes de déstabilisation, il serait judicieux pour le gouvernent philippin que les négociations soient fructueuses, afin de réduire les foyers de contestations.
D. B.