La passation de pouvoir, prévue dans le processus démocratique taïwanais, aurait du avoir lieu le 2 Mars. Pourtant, depuis bientôt une semaine, le silence assourdissant du Mindjindang plonge bien des observateurs dans de profonds questionnements. Mais qu’attend le Mindjintang pour réagir et réclamer son dû ? L’état d’urgence mis en place par le Kuomintang semble néanmoins bien légitime, d’une part en raison de la présence de la Navy au large de ses côtes qui fait peser une menace sur son territoire, et d’autre part l’absence de manifestations de la population taïwanaise durant cette semaine, qui semble donc refléter une acceptation tacite de la situation. Le Kuomintang parait ainsi être conforté dans son choix à la fois par sa population, et par le contexte international tendu.
D. B.