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mercredi 16 mars 2011

De la part de la rédaction, Mea Culpa.

La rédaction du Panier de Crabes souhaite réitérer son message d’hier : le Minjindang ne doit pas cacher ses incohérences en s’attaquant à la presse.

Après une étude approfondie de la Constitution de la République de Chine, la rédaction reconnait son erreur. Le Yuan judiciaire est effectivement une institution indépendante du gouvernement.
Il n’empêche que le nouveau président a nommé à la tête de l’organe suprême de la justice taïwanaise un membre du Tailian, M. Huan Kun-fei, qui est maintenant chargé d’interpréter la Constitution et qui a également le pouvoir d'unifier les interprétations des lois et des décrets, selon les articles 77 et 78 de la Constitution de la République de Chine. Les conséquences de cette nomination, même si M. Huan Kun-fei n’est donc pas au sein même du gouvernement, restent les mêmes. Le Minjindang, même s’il ne faut pas oublier qu’ils ne sont au pouvoir que depuis une semaine, ne semblent avoir aucune ligne politique claire et définie. Et ce n’est pas ce genre de demi-décision qui prouve le contraire à la population taïwanaise, dubitative devant tant de désordre.
Le Tailian reste trahi dans les promesses que le Minjindang lui avait faites avant les élections, et la République Populaire de Chine ainsi que le Kuomintang devraient se méfier si, après à peine une semaine au pouvoir, le Minjindang cherche déjà à contourner les accords conclus afin de sortir de l’état d’urgence.


Et enfin, en ce qui concerne le « manque de recul » de la presse : ce n’est pas parce que les politiciens n’arrivent pas à se décider quant à une ligne politique claire à adopter que la presse ne se doit pas d’être l’écho des inquiétudes fondées des populations quant à leur avenir, bien incertain. Pour éviter de nouvelles « méprises », la rédaction décide de ne plus rapporter les propos du Minjindang tant que ceux-ci ne seront pas dignes d’intérêt du fait de leur manque profond de cohérence.
La rédaction tient tout de même à saluer la rapide maitrise du langage des politiciens par le Minjindang en si peu de temps, et comme le dit le proverbe, les promesses n’engagent que ceux qui y croient.
L. N.