Ceci s’adresse tout d’abord à vous M. Sarkozy, chef de l’Etat français qui se réclame patrie des droits de l’homme. Que vous prend-il de lancer la rumeur d’un coup d’état communiste en République de Chine, alors même que les partis de ce pays font ce qu’ils peuvent pour trouver une solution pacifique à leur problème ? Ou peut-être envisagez-vous de proposer une nouvelle fois, à travers l’un des membres de votre gouvernement, d’exporter le savoir-faire français en matière de répression policière, moyen certes le plus efficace pour faire taire toute demande populaire ? M. Sarkozy, respectez le principe international de non-ingérence, et occupez-vous d’abord de votre propre population, qui en aurait bien besoin aux vues des récents sondages.
Quant à vous, messieurs les membres du Minjindang, parti des soi-disant indépendantistes taïwanais. Les valeurs ou le pouvoir, telle est la question ! En signant hier cet accord avec le Kuomintang, en renonçant à l’indépendance de votre île et à obtenir un siège à l’ONU et à l’ANASE, que faîtes-vous de vos électeurs ? Et encore plus important, que faîtes-vous du Taillan, à qui vous aviez promis des ministères afin d’être élus, avant de tout bonnement les trahir ? Maintenant que vous êtes au pouvoir, ne craignez-vous pas que toutes ces personnes que vous avez profondément déçues ne se retournent contre vous ?
Et enfin, d’une manière plus générale : messieurs les chefs d’Etats, vous refusez à nos confrères journalistes d’assister à vos réunions officielles, ou vous ne répondez à nos questions qu’avec une langue de bois qui caractérisent de manière récurrente les hommes politiques de votre statut. Nous n’avons aucun intérêt dans la région, et notre seul objectif est l’information de tous.
L. N.