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jeudi 3 mars 2011

Le néo-juche d’un côté, les ventes d’armes de l’autre.

     Plusieurs câbles diplomatiques américains, publiés par WikiLeaks le 28 novembre, s’inquiètent de la nature de certains échanges commerciaux entre l’Iran et la Chine, et appellent Pékin à contrôler davantage les activités des entreprises chinoises.
     Déjà sous Condoleeza Rice la diplomatie américaine avait demandé à la Chine de mieux contrôler ce genre de transaction. Malgré cette demande, les mêmes transactions se sont reproduites en février 2010.
      C’est alors au tour d’Hillary Clinton  de s’inquiéter des exportations de certaines entreprises chinoises à destination de Téhéran et servant de plate-forme logistique aux ventes d’armes de son voisin nord-coréen. Ces échanges s’inscrivent dans le cadre du programme de missiles balistiques iranien. De ce fait, les États-Unis ont encouragé une nouvelle fois la Chine « à prendre les mesures nécessaires » afin d’éviter de tels échanges.

L’acteur iranien

     De plus le New York Times évoque un télégramme (non publié à la demande de l’administration Obama) des services de renseignements américains certifiant que la Corée du Nord a fourni à l’Iran une version améliorée du missile R-27 russe (code de l’OTAN : SS-N6), appelé BM-25. Cet engin, ayant une portée de 3000 à 4000 kilomètres, met Moscou et Berlin à porter de tir de Téhéran.
     L’obtention de cette technologie va permettre à l’Iran de l’améliorer, ce qui inquiète les autorités israéliennes et américaines. Ainsi, selon ces dernières, des tests de ces missiles BM-25 « Musudan » auraient déjà été effectués sur la base d’Iman Ali, près de Khorramabad, dans l’ouest de l’Iran


D. B.