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jeudi 24 mars 2011

Le journaliste nord-coréen qui défie Pyongyang : une lueur d'espoir à son calvaire ?


       Malgré les efforts de Séoul sur la scène internationale pour calmer le jeu dans la péninsule coréenne, les exactions commises par le gouvernement de Kim Jong-Il sur la scène nationale semblent plus alarmantes que jamais.

       Notre contact en Corée du Nord, un journaliste anonyme nous informant en temps réel au péril de sa vie, nous a dressé une seconde fois un portrait extrêmement poignant de la situation de son pays.
       En effet, les provocations répétées de Kim Jung-Il envers les occidentaux ont directement touché l'opinion publique, s'il elle existe, de la Corée du Nord. Car le peuple a conscience qu'il sera le premier à payer le prix d'une guerre : « Nous ne sommes pas dupes. Même avec l'arme atomique ce sont les citoyens qui seront les premiers à périr ». Craignant ainsi pour leur vie et pour leur avenir, de courageux citoyens sont descendus dans la rue ces trois derniers jours pour manifester leur inquiétude et leur opposition au régime. Les revendications des manifestants sont simples : le respect des Droits de l'Homme, plus de nourriture ainsi qu'un accès plus facile aux médicaments.
       Mais malheureusement la réaction du régime ne s'est pas fait attendre. Une purge violente et terrifiante a été réalisée par les forces de l'ordre, conduisant à l'arrestation de près de 600 personnes. Or de nombreuses exactions auraient été perpétrées à ce moment-là. En effet selon des témoins, « Une femme enceinte a été battue à mort sur la place publique par la police d'État et le régime n'a pas hésité une seule seconde à tirer sur ses enfants. »
       Notre confrère, au pied du mur, réclame plus que jamais l'aide des démocraties occidentales. À l'instar de ce que connaît la Libye en ce moment, il exhorte les puissances occidentales à cesser d'être spectatrices de la détresse d'un peuple et à dépasser le stade des simples discours de condamnation.
H. B. de la B.

jeudi 3 mars 2011

Le néo-juche d’un côté, les ventes d’armes de l’autre.

     Plusieurs câbles diplomatiques américains, publiés par WikiLeaks le 28 novembre, s’inquiètent de la nature de certains échanges commerciaux entre l’Iran et la Chine, et appellent Pékin à contrôler davantage les activités des entreprises chinoises.
     Déjà sous Condoleeza Rice la diplomatie américaine avait demandé à la Chine de mieux contrôler ce genre de transaction. Malgré cette demande, les mêmes transactions se sont reproduites en février 2010.
      C’est alors au tour d’Hillary Clinton  de s’inquiéter des exportations de certaines entreprises chinoises à destination de Téhéran et servant de plate-forme logistique aux ventes d’armes de son voisin nord-coréen. Ces échanges s’inscrivent dans le cadre du programme de missiles balistiques iranien. De ce fait, les États-Unis ont encouragé une nouvelle fois la Chine « à prendre les mesures nécessaires » afin d’éviter de tels échanges.

L’acteur iranien

     De plus le New York Times évoque un télégramme (non publié à la demande de l’administration Obama) des services de renseignements américains certifiant que la Corée du Nord a fourni à l’Iran une version améliorée du missile R-27 russe (code de l’OTAN : SS-N6), appelé BM-25. Cet engin, ayant une portée de 3000 à 4000 kilomètres, met Moscou et Berlin à porter de tir de Téhéran.
     L’obtention de cette technologie va permettre à l’Iran de l’améliorer, ce qui inquiète les autorités israéliennes et américaines. Ainsi, selon ces dernières, des tests de ces missiles BM-25 « Musudan » auraient déjà été effectués sur la base d’Iman Ali, près de Khorramabad, dans l’ouest de l’Iran


D. B.

dimanche 27 février 2011

Un parfum de jasmin à Pyongyang

Alors que la tension est à son comble entre Pyongyang et Séoul, l’armée sud-coréenne veut donner des idées à ses voisins: elle a envoyé des ballons lestés de tracts, radios, vivres et médicaments au-dessus du territoire nord-coréen.
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     Le vent de révolte qui souffle sur le monde arabe parviendra-t-il jusqu'en Corée du Nord ? C'est en tout cas ce que semble souhaiter ardemment la Corée du Sud, qui met à profit les évènements en Tunisie, en Egypte, et maintenant en Lybie, pour ses manœuvres de « guerre psychologique » visant la dictature nord-coréenne.
     « Tout régime dictatorial est destiné à s'effondrer » : ce sont ces mots qui figurent sur les 2,4 millions de tracts que l'armée sud-coréenne a envoyé en Corée du Nord depuis le début du mois.
     Selon Song Young-sun, le député sud-coréen qui a révélé la manœuvre, ces prospectus ont été envoyés par dessus la frontière à l'aide de milliers de ballons gonflés à l'hélium et de minuteurs pour qu’ils tombent sur des zones choisies. Les colis contenaient aussi de la nourriture, des vêtements chauds, des médicaments, et surtout des radios.
     Vu la sensibilité du dossier, le Ministère de la défense n'a pas commenté cette action qui s’inscrit dans le cadre d’une campagne psychologique contre le régime de Pyongyang. Cette « guerre psychologique » a repris depuis le bombardement par le Nord d’une île sud-coréenne située dans une zone maritime que se disputent les deux pays en mer Jaune, en novembre 2010.
     Cependant, pour nombre d'analystes à Séoul, les probabilités de soulèvements en Corée du Nord restent très faibles.
L. N.