Malgré les efforts de Séoul sur la scène internationale pour calmer le jeu dans la péninsule coréenne, les exactions commises par le gouvernement de Kim Jong-Il sur la scène nationale semblent plus alarmantes que jamais.
Notre contact en Corée du Nord, un journaliste anonyme nous informant en temps réel au péril de sa vie, nous a dressé une seconde fois un portrait extrêmement poignant de la situation de son pays.
En effet, les provocations répétées de Kim Jung-Il envers les occidentaux ont directement touché l'opinion publique, s'il elle existe, de la Corée du Nord. Car le peuple a conscience qu'il sera le premier à payer le prix d'une guerre : « Nous ne sommes pas dupes. Même avec l'arme atomique ce sont les citoyens qui seront les premiers à périr ». Craignant ainsi pour leur vie et pour leur avenir, de courageux citoyens sont descendus dans la rue ces trois derniers jours pour manifester leur inquiétude et leur opposition au régime. Les revendications des manifestants sont simples : le respect des Droits de l'Homme, plus de nourriture ainsi qu'un accès plus facile aux médicaments.
Mais malheureusement la réaction du régime ne s'est pas fait attendre. Une purge violente et terrifiante a été réalisée par les forces de l'ordre, conduisant à l'arrestation de près de 600 personnes. Or de nombreuses exactions auraient été perpétrées à ce moment-là. En effet selon des témoins, « Une femme enceinte a été battue à mort sur la place publique par la police d'État et le régime n'a pas hésité une seule seconde à tirer sur ses enfants. »
Notre confrère, au pied du mur, réclame plus que jamais l'aide des démocraties occidentales. À l'instar de ce que connaît la Libye en ce moment, il exhorte les puissances occidentales à cesser d'être spectatrices de la détresse d'un peuple et à dépasser le stade des simples discours de condamnation.
H. B. de la B.

