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mardi 8 mars 2011

La fin du cauchemar vert pour M. Jouaville

Une opération spéciale serait en cours de préparation, avec la coopération SAS, les services spéciaux britanniques et les forces spéciales philippines du SOCOM. Selon des rumeurs ces deux pays seraient en train de monter une opération contre les ravisseurs du journaliste Thomas Jouaville. Cette opération va-t-elle permettre le retour son confrère parmi nous ? Le monde du journalisme l'espère.
D. B.

La Royal Navy au large des Philippines

Des manœuvres de bâtiments militaires britanniques et philippins aurait été aperçues au large des côtes philippines, ce qui soulèvent de nombreuses questions. Ces manœuvres s'inscrivent-elles dans une coopération militaire contre la piraterie dans les eaux philippines entre les deux pays ou cela annonce-t-il une future coopération militaire approfondie entre ces deux pays au niveau de la défense.
D. B.

Et si le Kuomintang avait raison ?

La passation de pouvoir, prévue dans le processus démocratique taïwanais, aurait du avoir lieu le 2 Mars. Pourtant, depuis bientôt une semaine, le silence assourdissant du Mindjindang plonge bien des observateurs dans de profonds questionnements. Mais qu’attend le Mindjintang pour réagir et réclamer son dû ? L’état d’urgence mis en place par le Kuomintang semble néanmoins bien légitime, d’une part en raison de la présence de la Navy au large de ses côtes qui fait peser une menace sur son territoire, et d’autre part l’absence de manifestations de la population taïwanaise durant cette semaine, qui semble donc refléter une acceptation tacite de la situation. Le Kuomintang parait ainsi être conforté dans son choix à la fois par sa population, et par le contexte international tendu.
D. B.

lundi 7 mars 2011

Un possible changement des positions diplomatiques japonaises.

       Mercredi 16 février 2011, le porte-parole du gouvernement japonais, Yuki Edano, a annoncé la révision des programmes scolaires japonais. Cette révision implique la reconnaissance du passé colonial japonais en Asie de l’Est, de la fin du XIXème siècle à la défaite finale du Japon en 1945 qui marque la fin de l’expansionnisme militaire japonais. Cette volonté japonaise de renouer avec ses anciennes colonies (Corée, Chine, Taïwan, …) et avec ses anciens adversaires (Russie) témoigne de l’aveu d’impuissance du Japon au niveau diplomatique, voire même reconnaît et justifie les revendications territoriales de ces derniers sur les territoires japonais contestés.
       En ce qui concerne la République Populaire de Chine et la République de Chine, ces territoires japonais contestés sont les îles Diaoyu en chinois, ou Senkaku en japonais, archipel renfermant des réserves de gaz non-négligeables. Le Japon, quant à lui, conteste jusqu’à aujourd’hui la souveraineté sud-coréenne sur les rochers Liancourt, ainsi que la souveraineté russe sur les Kouriles du Sud.
       La posture de M. Edano, qui consiste donc à modifier les programmes scolaires et à tendre la main à ses anciennes colonies, montre un changement majeur, car cela va à l’encontre de ces positions diplomatiques officielles.
       Il est en effet important de rappeler que la colonisation japonaise sur la Corée, sur l’île de Formose (Taïwan) et sur les îles Senkaku/Diaoyu a commencé avec le traité de Shimonoseki, mettant fin à la guerre sino-japonaise de 1894-1895. L’impérialisme japonais dans la région a continué avec la conquête de la Mandchourie (Nord-Est de la Chine) en 1931, et avec la guerre de Shanghaï en 1932. L’affrontement final avec la Chine a lieu de 1937 à 1945, date à laquelle, le Japon, défait militairement à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, évacue ses colonies et renonce à la plupart de ses prétentions sur celles-ci.
       Inutile de mentionner que l’intervention du premier ministre japonais, M. Naoto Kan, à la tribune des Nation-Unies, ce 9 Mars 2011, est très attendue pour préciser les positions de son pays suite aux déclarations du porte-parole de son gouvernement.
T. J. Jr.

Le rapprochement Vietnamo-malaisien autour des îles Spratleys

Le 15 février 2011 a eu lieu une rencontre bilatérale entre le Vietnam et la Malaisie visant à faire le point sur l’état des relations entre les deux pays. Rapidement, les discussions abordèrent le problème de la souveraineté et des revendications territoriales des deux Etats sur certaines des îles composant l’archipel des Spratleys. Il semblerait qu’un accord tacite se soit instauré au niveau de la reconnaissance mutuelle de leurs souverainetés sur les îles qu‘ils occupent aujourd‘hui. Une baisse des tensions entre ces deux Etats augure-t-elle une accalmie généralisée dans la région ou une réorientation de l’appétit de chacun ? Une donnée importante est venue complexifier la résolution de ce conflit : la récente découverte d’hydrocarbures dans la région.
D. B.

jeudi 3 mars 2011

Le néo-juche d’un côté, les ventes d’armes de l’autre.

     Plusieurs câbles diplomatiques américains, publiés par WikiLeaks le 28 novembre, s’inquiètent de la nature de certains échanges commerciaux entre l’Iran et la Chine, et appellent Pékin à contrôler davantage les activités des entreprises chinoises.
     Déjà sous Condoleeza Rice la diplomatie américaine avait demandé à la Chine de mieux contrôler ce genre de transaction. Malgré cette demande, les mêmes transactions se sont reproduites en février 2010.
      C’est alors au tour d’Hillary Clinton  de s’inquiéter des exportations de certaines entreprises chinoises à destination de Téhéran et servant de plate-forme logistique aux ventes d’armes de son voisin nord-coréen. Ces échanges s’inscrivent dans le cadre du programme de missiles balistiques iranien. De ce fait, les États-Unis ont encouragé une nouvelle fois la Chine « à prendre les mesures nécessaires » afin d’éviter de tels échanges.

L’acteur iranien

     De plus le New York Times évoque un télégramme (non publié à la demande de l’administration Obama) des services de renseignements américains certifiant que la Corée du Nord a fourni à l’Iran une version améliorée du missile R-27 russe (code de l’OTAN : SS-N6), appelé BM-25. Cet engin, ayant une portée de 3000 à 4000 kilomètres, met Moscou et Berlin à porter de tir de Téhéran.
     L’obtention de cette technologie va permettre à l’Iran de l’améliorer, ce qui inquiète les autorités israéliennes et américaines. Ainsi, selon ces dernières, des tests de ces missiles BM-25 « Musudan » auraient déjà été effectués sur la base d’Iman Ali, près de Khorramabad, dans l’ouest de l’Iran


D. B.

mercredi 2 mars 2011

Les Philippines traversent une zone de turbulences.

Les Philippines

Le 15 février 2011 se sont tenus à Oslo des pourparlers entre le pouvoir philippin et le Front Démocratique National, vitrine politique du parti communiste qui est interdit dans l’archipel. Le 13 février dernier, la Nouvelle Armée du Peuple, la branche armée du parti qui mène une sanglante insurrection depuis 1969, a proclamé une semaine de trêve, le temps que dureront les négociations.
En parallèle de ces négociations une opération sur l’île de Mindanao, menée par l’armée philippine et appuyée par des soldats américains, a permis la destruction et la capture de membres du Front Islamique de Libération Moro. Face a ces éléments internes de déstabilisation, il serait judicieux pour le gouvernent philippin que les négociations soient fructueuses, afin de réduire les foyers de contestations.
D. B.