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mardi 22 mars 2011

'Le splendide isolement' a-t-il encore un sens ?

Alors que la crise des missiles bat son plein, la stratégie britannique est pour le moins déconcertante. En effet, membre permanente du Conseil de Sécurité, et donc disposant du droit de veto, elle doit de par ce privilège participer activement à la mission qu'implique cette responsabilité. Pourtant, le silence assourdissant de la Grande-Bretagne questionne et inquiète, dans l'ensemble des chancelleries du monde. 
Comment se fait-il qu'une puissance telle que la Grande-Bretagne demande volontairement à ne pas participer à cette enquête internationale ? En effet, lors des deux derniers conseils de sécurité destinés à la création d'une commission d'enquête sur l'origine des tirs de missiles, elle a insisté par souci de neutralité, du fait de ces liens potentiels avec la Lloyds, à ne pas participer à cette commission d'enquête. 
Dans le même temps, des puissances comme la France et le Brésil ont défendu avec beaucoup de vigueur leur participation à cette commission. Cet étrange manque d'ambition britannique étonne surtout dans un contexte de baisse d'influence des puissances occidentales. La Grande-Bretagne aurait-elle totalement renoncé à toutes ses ambitions pour passer le flambeau à d'autres puissances bien plus volontaires et impliquées ?
D. B.

dimanche 20 mars 2011

Xanthios : les langues se délient

Dans un article du 19 mars, le South Africa Post nous dévoile quelques informations non-officielles issues d’une source interne à l’enquête brésilienne sur le navire Xanthios. 

Selon des sources proches de l’enquête sur le navire Xanthios, le dernier des forcenés qui était blessé est actuellement dans le coma à Manille. Son pronostique vital est toujours engagé, même si les médecins sont confiants.
Il semblerait que la commission d’enquête a d’ores et déjà réussi à déterminer l’identité du navire, la nationalité d’au moins un des forcenés ainsi que des informations concernant la provenance du missile (numéro de série). Ces dernières ont été transmises aux autorités russes.
Cependant, certains éléments restent encore obscurs, comme le fait que le 3e missile présent sur le navire n’ait pas été lancé. Nous en saurons certainement d’avantage après la présentation du rapport officiel ce lundi.
S. J.

samedi 19 mars 2011

Le journaliste britannique détenu aux Philippines enfin libéré.

Mercredi 16 mars dernier, le Secrétaire d'état anglais des Affaires Etrangères, M. William Hague, et le Président philippin, M. Benigno Aquino III,  ont annoncé la libération du journaliste britannique M. Thomas Jouaville. Ce dernier était retenu en otage dans la jungle philippine par Al-Qaïda au Califat d'Asie du Sud-Est, et ce depuis quatre semaines. Cette libération se fît grâce à une collaboration étroite entre les troupes britanniques et philippines. Des navires de guerre avait été aperçus dans la mer de Sulu, faisant partie des eaux territoriales philippines, en fin de semaine dernière. Les bruits de couloir annonçant une intervention imminente contre les terroristes islamistes se sont donc concrétisés.
Toute la rédaction s'associe afin de souhaiter un bon retour à la vie normale à notre confrère.

T.J. Jr

jeudi 17 mars 2011

Renault : escroquerie sur fond de menace bien réelle.

Le président de Renault, ce mardi 15 mars, a annoncé renoncer à son bonus de fin d’année après les dernières révélations qui innocenteraient les trois cadres licenciés il y a quelque mois pour une affaire d’espionnage industriel. L’affaire prend la tournure d’une manipulation de la part de l’enquêteur privé engagé par Renault pour près de 250.000 euros.
Si les dirigeants du célèbre groupe automobile français ont pu se faire berner aussi facilement, c’est parce que la Chine continentale est de manière bien connue la championne du retro-ingeniering (désosser un produit pour pouvoir le reproduire à l’identique, à moindre coût bien sur), du piratage informatique et de l’espionnage industriel. En effet la RPC a soif de croissance et de technologies pour s’affirmer sur la scène internationale et tous les moyens sont bons pour obtenir ce résultat.
Ainsi ce scandale dans le scandale ne doit pas faire oublier la menace d’espionnage qui pèse sur tous les industriels qui utilisent des hautes technologies.
M.F.

mercredi 16 mars 2011

De la part de la rédaction, Mea Culpa.

La rédaction du Panier de Crabes souhaite réitérer son message d’hier : le Minjindang ne doit pas cacher ses incohérences en s’attaquant à la presse.

Après une étude approfondie de la Constitution de la République de Chine, la rédaction reconnait son erreur. Le Yuan judiciaire est effectivement une institution indépendante du gouvernement.
Il n’empêche que le nouveau président a nommé à la tête de l’organe suprême de la justice taïwanaise un membre du Tailian, M. Huan Kun-fei, qui est maintenant chargé d’interpréter la Constitution et qui a également le pouvoir d'unifier les interprétations des lois et des décrets, selon les articles 77 et 78 de la Constitution de la République de Chine. Les conséquences de cette nomination, même si M. Huan Kun-fei n’est donc pas au sein même du gouvernement, restent les mêmes. Le Minjindang, même s’il ne faut pas oublier qu’ils ne sont au pouvoir que depuis une semaine, ne semblent avoir aucune ligne politique claire et définie. Et ce n’est pas ce genre de demi-décision qui prouve le contraire à la population taïwanaise, dubitative devant tant de désordre.
Le Tailian reste trahi dans les promesses que le Minjindang lui avait faites avant les élections, et la République Populaire de Chine ainsi que le Kuomintang devraient se méfier si, après à peine une semaine au pouvoir, le Minjindang cherche déjà à contourner les accords conclus afin de sortir de l’état d’urgence.


Et enfin, en ce qui concerne le « manque de recul » de la presse : ce n’est pas parce que les politiciens n’arrivent pas à se décider quant à une ligne politique claire à adopter que la presse ne se doit pas d’être l’écho des inquiétudes fondées des populations quant à leur avenir, bien incertain. Pour éviter de nouvelles « méprises », la rédaction décide de ne plus rapporter les propos du Minjindang tant que ceux-ci ne seront pas dignes d’intérêt du fait de leur manque profond de cohérence.
La rédaction tient tout de même à saluer la rapide maitrise du langage des politiciens par le Minjindang en si peu de temps, et comme le dit le proverbe, les promesses n’engagent que ceux qui y croient.
L. N.

mardi 15 mars 2011

Inquiétudes sur le sort d'un journaliste britannique retenu aux Philippines

Cela fait quatre semaines  que notre confrère et ami Thomas Jouaville a été enlevé par Al-Qaïda au Califat d'Asie du Sud-Est. Nous sommes toujours sans nouvelle de lui suite à la vidéo le montrant en détention, et relayée par tous les médias.
Sans nouveaux éléments pour étayer le fait qu'il soit toujours en vie, nous nous interrogeons sur sa santé et ne sommes pas les seuls. En effet, sa famille et le comité de soutien qu'elle a créé sont affligés de ne pas avoir de nouvelles. A quoi ont donc servi les manœuvres de la flotte britannique au large des Philippines ces derniers temps ? Ce silence suspect de l'amirauté et du gouvernement britanniques nous laissent à penser que les tentatives pour libérer Thomas Jouaville se sont soit soldées par un échec, soit sont des aveux d'impuissance. L'ensemble de la rédaction reste mobilisé afin de tout mettre en œuvre pour le sauver.
T. J. Jr

Jeu trouble au Minjindang

Encore une fois, probablement pour des raisons de facilité mais surtout en raison d'un manque de cohérence politique, le Minjindang n'a trouvé aucun autre moyen pour masquer ses incohérences que de s'attaquer à la presse. Ainsi, son attitude est pour le moins étrange : dans un récent communiqué publié par le parti taïwanais, celui-ci s'attaque à la véracité des propos relayés par la presse. Mais a-t-elle vraiment tort ? 
La signature d'un accord avec le Kuomintang, qui devait évincer le Tailian du gouvernement, a été le fait des hautes instances du parti. Cependant, quelques jours plus tard, ce même parti annonce la nomination dans le gouvernement d'un membre du Tailian, M. Huan Kun-fei, au poste de Président du Yuan judiciaire. Curieuse attitude, alors que les tensions auraient besoin d'être apaisées par des décisions politiques fortes et claires.
Ce n'est pas tout : ils annoncent également avoir abandonné leur politique belliqueuse. Pourtant des doutes planent sur l'implication du Minjindang dans le tir de missile qui a été intercepté par les autorités chinoises le 10 mars dernier.
Cette stratégie de recherche d'un coupable, en l’occurrence la presse, ne peut en aucun cas être utilisée pour masquer les incohérences et les cruelles contradictions des dirigeants du Minjindang.
D. B.