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dimanche 27 février 2011

Un parfum de jasmin à Pyongyang

Alors que la tension est à son comble entre Pyongyang et Séoul, l’armée sud-coréenne veut donner des idées à ses voisins: elle a envoyé des ballons lestés de tracts, radios, vivres et médicaments au-dessus du territoire nord-coréen.
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     Le vent de révolte qui souffle sur le monde arabe parviendra-t-il jusqu'en Corée du Nord ? C'est en tout cas ce que semble souhaiter ardemment la Corée du Sud, qui met à profit les évènements en Tunisie, en Egypte, et maintenant en Lybie, pour ses manœuvres de « guerre psychologique » visant la dictature nord-coréenne.
     « Tout régime dictatorial est destiné à s'effondrer » : ce sont ces mots qui figurent sur les 2,4 millions de tracts que l'armée sud-coréenne a envoyé en Corée du Nord depuis le début du mois.
     Selon Song Young-sun, le député sud-coréen qui a révélé la manœuvre, ces prospectus ont été envoyés par dessus la frontière à l'aide de milliers de ballons gonflés à l'hélium et de minuteurs pour qu’ils tombent sur des zones choisies. Les colis contenaient aussi de la nourriture, des vêtements chauds, des médicaments, et surtout des radios.
     Vu la sensibilité du dossier, le Ministère de la défense n'a pas commenté cette action qui s’inscrit dans le cadre d’une campagne psychologique contre le régime de Pyongyang. Cette « guerre psychologique » a repris depuis le bombardement par le Nord d’une île sud-coréenne située dans une zone maritime que se disputent les deux pays en mer Jaune, en novembre 2010.
     Cependant, pour nombre d'analystes à Séoul, les probabilités de soulèvements en Corée du Nord restent très faibles.
L. N.

vendredi 25 février 2011

Un petit pas pour le Japon, pas pour l'Humanité !

Le communiqué de presse du Premier Ministre japonais, M. Naoto Kan, en réaction à notre article du 17 Février 2011 sur l'importance des manifestations nationalistes au Japon, nous laisse pantois. En effet, ce communiqué critique le terme de « révolte » que nous avons employé et minimise l'ampleur des manifestations nationalistes au Japon, en essayant de nous faire croire que tout cela s'arrangera avec une modification du programme scolaire. 
Nous rappelons que les Premiers Ministres japonais vont régulièrement se recueillir au sanctuaire de Yasukuni, sur la tombe des soldats morts pour le Japon. Noble entreprise, mais parmi ces tombes figure celles de généraux condamnés à mort au procès de Tokyo en 1946 pour crimes contre l'Humanité. Trouver une nouvelle façon d'honorer ses morts sans attirer les foudres de ses anciennes colonies (Chine, Corée, …), n'est-il pas là le vrai effort à effectuer pour le Japon ?
T. J. Jr

jeudi 24 février 2011

Taïwan : Déni de démocratie

      Le 23 février 2011 le parti taïwanais du Kuomintang a clairement annoncé sa volonté de retour à la tyrannie. Faisant fi du résultat des urnes, il a sciemment organisé des actions violentes grâce à ses milices pour pouvoir faire un coup d’Etat. Tout le monde savait que le Kuomintang ne voulait pas lâcher le pouvoir. Mais personne n’allait imaginer qu’il irait jusqu’à renverser la démocratie. La corruption, qui a atteint les sommets avec la destitution du président Ma Ying-Jeou, est au cœur des motivations du parti nationaliste. Il fallait garder le pouvoir pour empêcher les enquêtes qui mettent en cause les caciques du parti. Pour fonder sa tyrannie, le Kuomintang n’a pas hésité à s’allier avec l’autre grand tyran et dictateur de la région, la Chine communiste.  Ainsi l’alliance de la corruption et de la dictature montre le véritable visage des ces hommes et femmes qui sont prêts à tout pour confisquer et abuser du pouvoir.
M. F.

mercredi 23 février 2011

Manifestations monstres à Taiwan

Selon des informations de toutes dernières minutes, la grogne enfle sur l'île de Taiwan. En effet, on compte à ce moment même des milliers de manifestants dans la rue, exprimant leurs inquiétudes face au jusqu'au-boutisme du Mindjindang.
La peur se répand, la grogne monte, le nombre de manifestants ne cesse d'augmenter dans les rues de Taipei, le Kuomintang va bientôt se prononcer sur cette situation qui ne cesse de prendre de l'ampleur.

mardi 22 février 2011

Journaliste enlevé : déjà une semaine

Cela fait déjà une semaine que nous sommes sans nouvelle du journaliste Thomas Jouaville, enlevé par Al Qaeda au Kalifat d’Asie du Sud Est. Un certain flou règne toujours autour des revendications des preneurs d’otage.
Nous nous inquiétons de la santé de notre collègue journaliste et pensons à sa famille qui depuis vit dans l’angoisse. 

vendredi 18 février 2011

ANASE : Une recherche de crédibilité à tout prix ?

« Le Cambodge s’insurge de l’attitude dictatoriale de l’ANASE qui transcende sciemment son pouvoir réel en refusant d’appliquer le droit pour imposer un cessez-le-feu voué à l’échec » déclare M. Hor Namhong, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, à sa sortie de la réunion de l’ANASE le 16 février 2011. Dans ces conditions, le Cambodge se réserve le droit d’appeler à l’élargissement des négociations à l’ANASE plus trois du fait de ses relations étroites avec la Chine.
En effet, le Cambodge tient à rappeler qu’il est l’acteur le plus touché dans ce conflit avec 7 morts et une atteinte à son patrimoine historique et spirituel de la part de Thaïlande. Il est ainsi étonnant que l’ANASE privilégie le points de vue thaïlandais quand on sait que ce pays est à l’origine des hostilités, ce qui est en totale contradiction avec le droit international, et notamment avec la décision de la Cour Internationale de Justice qui reconnait la souveraineté du Cambodge sur le temple de Preah Vihear.
De plus, ayant conscience que le droit international est de son côté, le Cambodge n’hésitera pas à porter le différend jusqu’au Conseil de Sécurité de l’ONU, car il bénéficie du soutien de la Chine et de la Russie sur ce dossier, ce qui court-circuiterait le principe de subsidiarité réclamé par les acteurs de la région.
L’enjeu d’un règlement rapide et pacifique du conflit est-il toujours de sauver un temple datant du IXème siècle, et ainsi de sauver des vies humaines ? Ou est-il maintenant question pour l’ANASE de s’affirmer sur la scène internationale, quitte à proposer vainement un cessez-le-feu provisoire ?
Cette nécessité de crédibilité est renforcée par la confiance accordée à l’ANASE par l’ONU et la demande de remise d’un rapport clair sur l’avancement des négociations.
L. N.

jeudi 17 février 2011

Répression chinoise violente d'une manifestation pro-tibétaine


Hier, dans l'après-midi, des journalistes occidentaux ont été reconduits à la frontière après avoir été interrogés par les forces de polices chinoises alors qu'ils étaient en train de couvrir la manifestation pacifique pro-tibétaine à Aba, préfecture du Sichuan.
Les manifestants, essentiellement composés de moines, revendiquent encore et toujours l'indépendance du Tibet et le retour du Dalaï-lama dans son pays. Les journalistes n'ont pu couvrir l'évènement à cause de la censure chinoise. Mais d'après le peu d'informations qu'ils ont tout de même pu recueillir, la répression fut violente, déclenchant des mouvements de foules, faisant une dizaine de morts et une centaine de blessés. 
Y. B.